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Les acteurs-clés du projet du Bois d’Auteuil s’expriment

Place-Bois-d'AuteuilLes enquêtes publiques portant sur le projet de nouveau quartier du Bois d’Auteuil se dérouleront du 9 septembre au 12 octobre 2013. Les acteurs-clés du projet donnent ici leurs point de vue.

Implanté en lieu et place d’une friche industrielle de la Poste, ce quartier rassemblera, outre des habitations, une zone d’activités, des commerces, un groupe scolaire, le nouveau centre de loisirs et bien sûr les installations sportives.

  • Durant la période des enquêtes publiques et pendant les heures d’ouverture de la mairie, chacun pourra prendre connaissance des dossiers et consigner ses observations sur les registres d’enquête ou les adresser au Commissaire enquêteur. Des journées portes ouvertes sont également programmées les 5 et 9 octobre 2013.

Toutes les informations, les horaires et tous les documents relatifs aux enquêtes publiques conjointes

 

  • HJD1Hervé Jobbé-Duval (directeur de la Centrale de Création Urbaine)

Quel est votre rôle dans ce projet ?

Le rôle de la Centrale de Création Urbaine (CCU) est d’accompagner la collectivité, les propriétaires fonciers et les constructeurs retenus pour la réalisation de grands projets urbains en partenariat. Ses actions consistent à animer la concertation publique notamment au moyen de vidéos et de simulations 3D évolutives qui permettent à la population de s’approprier la conception du projet, à élaborer les documents administratifs, juridiques et financiers nécessaires à l’approbation du projet par le conseil municipal, à coordonner les propositions des constructeurs et des architectes qui sont réunis en groupement, et à établir des conventions partenariales entre les propriétaires fonciers et les constructeurs pour la réalisation du projet. La CCU agit pour son propre compte et à ses risques. Elle est autorisée par la ville et les propriétaires fonciers à élaborer toutes les propositions qu’elle jugerait utiles. Elle n’est rémunérée par les constructeurs que si le projet urbain se réalise.

Pourquoi avoir conseillé la voie d’un PUP plutôt que celle d’une ZAC ?

La Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) est un outil financier qui oblige la ville à s’engager directement ou indirectement dans la réalisation d’un projet urbain. Depuis la loi Boutin de 2009, les villes sont autorisées (et encouragées) à engager un Projet Urbain Partenarial (PUP) avec les propriétaires fonciers et les constructeurs pour s’accorder sur la programmation immobilière et les équipements publics nécessaires au projet. Les équipements publics sont partiellement financés par les constructeurs, sans risque financier pour la ville. Le PUP relève donc d’une démarche concertée entre la population, la ville, les propriétaires fonciers et les constructeurs. Ce processus permet d’engager des dialogues avec l’ensemble des partenaires.
La ville ne décide qu’en dernier ressort une fois que l’ensemble des paramètres techniques, administratifs et financiers ont été analysés, discutés, modifiés et approuvés.

Comment se situe ce projet en termes de densité urbaine par rapport à d’autres projets sur lesquels vous avez travaillé ?

Le quartier du Bois d’Auteuil est un projet immobilier intermédiaire, ce n’est pas un lotissement qui reçoit un habitat uniforme et sage avec une densité faible, ce n’est pas un centre-ville hyper actif et dense. Il s’agit de la réalisation d’un quartier mixte à dominante résidentielle et multi générationnel, qui offre un habitat d’architecture variée, des services, des commerces et des équipements publics qui permettent à une communauté diverse de se réunir dans un cadre apaisé. Il s’agit d’un éco-quartier comportant des équipements publics.

Quel en est l’impact financier ?

Les équipements publics nécessaires aux futurs habitants sont pris en charge par le projet (voiries, espaces verts, places, équipement scolaire).

 

  • LIONELLionel Blancart de Léry (architecte-urbaniste, Atelier BLM)

La ville de Villecresnes a fait appel à vous dans le cadre du projet urbain du futur quartier duBois d’Auteuil, comment définissez-vous votre rôle dans cette entreprise ?

J’ai été sollicité afin d’assurer la cohérence urbaine et architecturale des différents projets proposés par les investisseurs-constructeurs, au titre de la convention de Projet Urbain Partenarial. Cette procédure d’aménagement est particulièrement innovante notamment sur le volet de la concertation, c’est pour cela que j’ai d’abord joué un rôle de facilitateur dans les rapports entre les équipes techniques (architectes et maître d’ouvrage) et la ville, en vue de garantir la conception d’un projet de grande qualité environnementale et architecturale.En quelques mots, ma mission consiste à participer à l’élaboration du plan de masse, àapporter des conseils en terme d’équilibre financier, de représenter la ville auprès du groupement des investisseurs-constructeurs lors des réunions techniques, de participer aux comités de pilotage et d’établir un cahier des charges des prescriptions architecturales. Ce dernier précise et renforce les prescriptions règlementaires du Plan Local d’Urbanisme (PLU).

Il est question de « nouveau quartier » à propos du projet du Bois d’Auteuil. Quelle est votre vision d’architecte sur ce projet ?

En terme d’aménagement et de développement durable, ce projet est exemplaire. Il aborde tous les sujets nécessaires à la réussite d’un nouveau quartier. Comme une stratégie paysagère étudiée en cohérence avec son environnement, un traitement maitrisé des eaux pluviales, une prise en compte de toutes les formes de déplacements (piétons, vélos, voitures) en privilégiant les liaisons
douces notamment entre le nouveau quartier et le groupe scolaire avec un cheminement sécurisé pour les enfants et la création d’une piste cyclable. Mais également une grande mixité de fonctions avec la création et la valorisation des équipements publics (groupe scolaire, centre de loisirs, équipements sportifs), la construction de logements et la réalisation de nouveaux commerces à l’usage des futurs habitants et des riverains.
Le projet intègre une typologie variée de l’habitat, avec une offre de logement qui répond à toutes les demandes des
Villecresnois : mixité sociale et d’habitat (maisons, maisons superposées, petits collectifs à échelle humaine). Il prévoit également la création d’emplois par la présence de nouveaux commerces et d’une zone d’activité. Surtout, il offre une vraie concertation avec les riverains à travers les différents comités de pilotage et les réunions publiques à chaque étapes de la conception.

Quelles spécifications avez-vous demandé aux investisseurs-constructeurs de respecter ?

L’aménagement de ce quartier, par la démolition de bâtiments et la construction de nouvelles habitations à la typologie variée, de commerces, d’équipements publics et d’activités, engendre une réflexion sur les espaces extérieurs à la fois publics et privés.
Comment apporter une compréhension visible de ces espaces, de leur organisation et de leur nomenclature ? Le cahier des prescriptions architecturales proposé aux investisseurs-constructeurs leur impose de respecter des règles simples à travers un choix claire de matériaux, de mobiliers ou encore de végétaux susceptibles d’apporter une cohérence globale à ce nouveau quartier.
Il est demandé la mise en oeuvre de matériaux de qualité sur les façades, car la pérennité et l’aspect de ces derniers sont des critères impératifs à la réalisation de bâtiments durables agréables à vivre et à regarder.
Il est demandé également un traitement qualitatif des limites publiques/privées. Les murs de clôture doivent être réalisés en matériaux durables, végétaux adaptés à l’espace public mais également privé.
En terme d’architecture, les futures constructions, qu’elles soient d’écriture traditionnelle ou contemporaine, devront répondre au goût de la clarté, de la mesure, de l’équilibre, de la simplicité et de la pérennité en respectant certains principes comme les notions
d’échelle, de lisibilité et de proportions.

Comment sont abordées les questions de stationnement et de circulation dans ce projet ?

Cette problématique est récurrente dans tous les projets urbains que nous traitons en Ile-de-France. Il n’existe pas de solution toute faite. Le contexte et le lieu doivent guider le projet. La proximité ou non des transports en commun, l’analyse des flux, la prise en compte des voiries existantes et futures, leur dimensionnement en fonction des usages sont autant de facteurs qui démontrent de l’importance de la phase de diagnostic et de concertation. Le promoteur préfèrera le plus souvent moins de places de stationnement en sous-sol coûteuses à construire et difficiles à vendre.
Sur ce sujet, ma mission est claire : être intransigeant sur le nombre de places de stationnement sur l’espace public et sur les terrains privés. Le projet respectera donc un règlement exigeant en termes de places, avec notamment deux places de stationnement minimum pour les maisons.

 

 

 

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