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Etat des finances de la commune

financesNous avons souhaité réaliser un audit sur l’état des finances de notre commune. Cet audit a été effectué par un organisme indépendant reconnu, garantissant ainsi la sincérité du rapport.

Cette démarche avait deux objectifs principaux :

  • Préciser l’évolution financière de notre commune sur la période 2008/2013 par une analyse rétrospective des comptes.
  • Mesurer le réalisme du budget 2014 que nous avons pris en cours de réalisation depuis notre élection du mois de mars dernier, tel qu’il peut être appréhendé à ce stade de l’année.

 

Cette analyse a permis de produire un rapport de plus de 60 pages. Nous souhaitons vous en communiquer les conclusions.

 

financesPériode 2008/2013 : une dégradation significative des marges de la commune

Il convient de dissocier l’analyse budgétaire de fonctionnement et celle d’investissement.

  • Le budget de fonctionnement correspond à la gestion courante de la commune : entretien des bâtiments, frais de personnel, chauffage,…
  • Le budget d’investissement correspond à l’acquisition de matériel, achats de terrain, travaux, …

Des ratios mesurent la pertinence de la gestion d’une commune tant sur le fonctionnement que sur l’investissement.

tauxepargenbruteTaux d’épargne brute : ce taux représente l’excédent des recettes sur les dépenses, que l’on nomme aussi l’autofinancement disponible pour l’investissement.

Entre 2008 et 2010, Villecresnes a conservé un taux d’épargne brute compris entre 18% et 19%, niveau qualifié de très favorable et qui positionnait la commune à la fois très au-dessus des seuils planchers et au-delà de la moyenne des différents groupes démographiques auxquels elle pouvait être comparée.

Depuis 2011, un net décrochage est intervenu, matérialisé par une baisse de 6 points, et a positionné ce ratio à 11,2% en 2013. La conséquence est une perte directe de « réserve financière ».
Sur la période 2008/2013, les dépenses courantes de la commune ont progressé plus vite que ses recettes : + 6,3 % par an en moyenne contre + 4,3 % pour les secondes.

La dégradation du taux d’épargne brute sur cette période provient prioritairement de l’augmentation des dépenses courantes, conséquence d’une absence de maîtrise de ces dépenses.

 

financesUne ville sous-équipée

Concernant les investissements : 2,2 M€ ont été réalisés en 2013 par la commune, ce qui représente un effort d’équipement de 221€/habitant, inférieur de près de la moitié aux dépenses réalisées la même année par des communes semblables (385€/habitant).
Les conséquences directes sont un « sous-équipement » de la commune au regard de sa population grévant les budgets futurs.

depenses-equipement2013

Sur la période 2008/2013, un pic d’investissement de 5,2 M€ a été réalisé en 2010 (réalisation de travaux au sein de la Maison de la Petite enfance). Il s’agit du seul investissement majeur de la période, mais il est à noter que
cet investissement était déjà programmé par la mandature précédente de Pierre-Jean Gravelle.
Hormis 2010, la commune n’a pas connu de politique d’investissement,laissant année après année la ville s’appauvrir toujours plus en terme d’infrastructures.

Le doublement de l’endettement de la ville : elle est passée de 3,2 M€ à 6,6 M€ sur la même période malgré l’absence d’investissement.
Relevons toutefois une détérioration rapide entre 2010 et 2012 en raison :

  • des investissements de 2010 et 2012 : Maison Petite Enfance et acquisition du centre de loisirs rue de Mandres.
  • de la chute des réserves financières de la ville (épargne brute) ayant pour conséquence une baisse de notre épargne, amplifiant le recours à l’emprunt.

depensesrecettesEn conséquence, le rapport d’audit met très clairement en lumière une détérioration globale des ratios de notre commune passant d’une situation « verte » en 2008 à une situation « orange » en 2013.

 

 

 

Les principales explications :

  • une dérive très importante des frais de fonctionnement sur la période,
  • une absence de stratégie d’économie et d’anticipation budgétaire.

chiffres-en-K€

chiffres

Ces détériorations budgétaires, aggravées par le budget 2014 auront obligatoirement des répercussions négatives sur les futurs budgets et cela dès 2015.

 

financesUn budget 2014 non conforme à la situation financière actuelle

  • Le budget 2014, placé sous l’entière responsabilité de l’ancien Maire prévoit une augmentation des dépenses de fonctionnement de seulement +0,7% par rapport au réalisé 2013.
    Un tel taux de progression se situe nettement en-deçà de la moyenne passée ( + 6,3% en moyenne sur la période 2008/2013 et + 5,1% en 2013).Une telle prévision, au regard du « réalisé » des années précédentes est tout simplement impossible.
    Cet audit a permis de clarifier tous les postes budgétaires et d’appréhender une fin d’année 2014 pour le moins très délicate.
    En effet, nous avons la démonstration aujourd’hui que les frais de fonctionnement inscrits ont été volontairement minorés.

Pour exemple, il va manquer plus de 200 k€ au chapitre « rémunération du personnel», à iso effectif, pour la simple raison que le chiffre engagé est inférieur au « réalisé » 2013.
Des recettes prévues par l’ancienne municipalité ont été inscrites et engagées de façon peu prudente.

Quelques exemples :

  • l’inscription de recette 2014 de 3,3 M€ pour la vente d’un terrain du site dit « Bois Prie Dieu ». Ce paiement était conditionné à un volume de ventes par le promoteur à fin juin 2014. Compte tenu de l’avancement des ventes à fin décembre 2013, il était totalement impossible d’atteindre ce critère de ventes à fin juin 2014.
  • la convention avec la Poste : 269 K€ ont été inscrits en recette au budget 2014. Or le groupe la Poste envisageait déjà de réduire sa participation (courrier reçu en Mairie au dernier quadrimestre 2013),passant ainsi d’une participation de 269 K€ à 202 K€, soit une différence de 67 K€ non prise en compte dans le budget 2014.

Concrètement, ce budget 2014 se heurte à la fois à une « sous-évaluation » de certaines dépenses et à la « perte » néanmoins connue de certaines recettes inscrites au budget, l’écart avoisinant les 3,6 M€.

Ceci conduit inévitablement à une nouvelle dégradation des ratios de la ville et tout particulièrement de son taux d’épargne, dès cette année.

 

financesLes conséquences sont :

  • une grande difficulté à boucler le budget 2014,
  • un effondrement de l’autofinancement de 1M€ à 500 K€ dû à la réorganisation réaliste du budget 2014.

De plus, les communes connaîtront dès 2015 une réduction financière des concours de l’Etat, rappelons que la dotation de l’Etat est le deuxième poste de recettes de la ville.

Nous pouvons affirmer aujourd’hui avec force et conviction (rapport d’audit à la clé) que le budget établi par l’ancienne municipalité n’est pas réaliste.
Une absence de maîtrise des dépenses, un manque évident de vision et d’anticipation pour la ville et un amateurisme financier sont les seules « explications » pour tenter de « comprendre » une telle situation de dernière année de mandature.

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