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Mel Bonis, la pionnière 1858 -1937

Femme et « compositeur », Mel est le pseudonyme de Mélanie et masque le fait qu’à cette époque, une femme ne peut s’affirmer dans un rôle de créateur.

  • Si Mel écrit à sa fille à la fin de sa vie « Ma grande tristesse : ne jamais entendre ma musique », les enfants du CME* et les élèves de la ville témoignent, plus de 100 ans après, de la contemporanéité de son oeuvre en la choisissant parmi plusieurs compositrices pour nommer leur nouvelle école.
    C’est en effet en 2016, lors de l’inauguration du groupe scolaire Mélanie Bonis, en présence de Huguette Géliot, sa petite fille et Christine Géliot, son arrière-petite- fille que les Villecresnois ont pu découvrir l’univers musical de la compositrice.

Christine Géliot, son arrière-petite fille, musicienne et auteure, témoigne de l’histoire tragiquement romanesque d’une femme portée par sa passion la musique :

J’ai été saisie par la force de sa musique et bouleversée par l’histoire de sa vie. Un souffle irrésistible m’a entraîné à accomplir ce devoir de mémoire familiale.
Puisse-t’il contribuer au renouveau de sa musique.

Sa biographie relate la vie d’une femme et la genèse d’une oeuvre. C’est la saga d’une famille d’industriels parisiens au tournant du XIXème siècle; c’est la foi d’une âme chrétienne et le conflit entre une passion amoureuse et les exigences de la morale.
On y dévoile le secret d’une naissance et le destin d’un enfant privé d’identité. On assiste à la transfiguration de la douleur par la création musicale et l’on voit se construire l’oeuvre d’un grand compositeur.

Enfin, on déplore l’océan d’incompréhension que doit affronter une femme de ce temps dans l’exercice d’une telle oeuvre et dans sa promotion.
Un tempérament hypersensible, un caractère studieux et volontaire et une intelligence aiguë ajoutés à une destinée à la fois brillante et tragique, tout cela donne le ferment d’une oeuvre magistrale composée d’environ 300 pièces pour des formations diverses comme le piano, l’orgue, la musique de chambre, des mélodies ou encore des pièces pédagogiques ….

Mel Bonis écrit dans la veine post-romantique.
On sent dans sa musique l’influence de ses contemporains, celle de Franck, de Fauré, de Saint- Saëns, et en même temps, elle est reconnaissable entre toutes par ses originalités harmoniques et rythmiques, par sa verve et sa sensualité, par la profondeur de son discours.

Après soixante ans d’oubli, l’oeuvre de Mel. Bonis éveille aujourd’hui l’intérêt des musiciens et du public.
Ils redécouvrent les talents français de la lignée de César Franck et s’intéressent aux femmes qui ont excellé dans les disciplines traditionnellement réservées aux hommes.

Les 10 et 11 novembre 2018 , en présence de Christine Géliot, Villecresnes met à l’honneur Mel Bonis et son oeuvre qui constitue à présent un patrimoine musical et un exemple social pour les jeunes générations.

 

⇒ Découvrir le programme des 10 et 11 novembre 2018 : concert, expo, film, dédicace au centre culturel La Rue.

⇒ Plus d’informations sur la compositrice Mel Bonis sur le site de l’association

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